Hold your breath and count to 10.

14 Mars 2020, 19h47 : « Louise, on ferme. Mets un mot sur la porte comme quoi la boutique est fermée jusqu’à nouvel ordre. Après les ordres d’Edouard Philippe tous les commerces non indispensables seront fermés. Je suis désolée de t’annoncer ça si tard. Passe un bon week-end Louise, fais attention à toi. »


La voix tremblante et fébrile de ma responsable s’éteint et je suis sous le choc. Là, debout dans le noir, entourée de bonbons et de sucreries, je me demande ce qu’il se passe réellement.

A longueur de journée j’ai entendu des clients me dire « Ce n’est pas ce fichu virus qui va m’empêcher de vivre, je suis plus fort que ca ! Je vais quand même sortir, profiter de la vie, boire, chanter et m’amuser ! »

Ceci n’est pas un attentat, ni une attaque extérieure pour nuire à notre vie quotidienne. Ceci est une épidémie, une pandémie. Nous sommes tous concernés, de près ou de loin. Ce qu’il se passe en ce moment est un appel de la Terre, de Dame Nature, et surtout une des premières punitions que la Terre nous envoie pour inactions envers elle. Nous lui marchons sur les pieds, la détruisons un peu plus chaque jour, la négligeons et n’écoutons pas ses besoins. Elle nous fait suffoquer pendant qu’elle reprend le temps de respirer. Elle nous punit et elle est redoutable. Mais que fait l’humain ? Il n’écoute pas et regarde ailleurs. Il fait la sourde oreille et s’achète des oeillères car c’est plus facile.

Tranquille, égoïste et con. Oui, con. Voilà ce que nous sommes en train de devenir, nous, humain. Pourquoi est ce qu’on n’entends pas ce cri d’appel, de SOS, de dernier recours. L’humain a trop peur d’être dérangé dans sa routine bien tranquille, de changer ses habitudes et de se questionner. C’est plus facile de se rendre au supermarché, de dévaliser le rayons de pâtes et de papier toilettes pour survivre à cette épidémie. C’est plus facile de rester assis dans son canapé, avec sa bière, en regardant des télé-réalités plutôt que de se questionner sur ce qui est réellement en train de se passer.
On nous rappelle à l’ordre. On nous pousse à réfléchir à nos actions – ou plutôt inactions – on nous demande de changer notre façon de consommer, de vivre et comment bien vivre.

« Nous sommes en guerre » a dit Mr Macron à 20h le Lundi 16 Mars 2020. Mais ce que nous n’avons pas compris c’est que la guerre commence chez nous, dans nos placards de cuisine, dans nos poubelles, dans notre cadi de supermarché et dans notre éducation.

Qu’est ce qu’il faudra à la France, à l’Europe, au monde entier pour changer et évoluer ? Je ne pensais pas qu’une épidémie de la sorte aurait été la (seule) solution.

Alors comme le dit la chanteuse Adèle, « This is the end. Hold your breath and count to 10 », car l’effondrement arrive plus vite que prévu.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Marion Young dit :

    Merci Lou. Très intéressant. 🤗💜🥰😘😍🌷💕🥀💐🌹

    >

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